Le site du Courrier international publie un article de fond au titre très explicite : «IMMIGRATION - Un mur de la honte pour séparer les Etats-Unis et le Mexique».
Explications : une loi contre l'immigration a été votée par la Chambre des représentants de Etats-Unis. Elle doit encore être approuvée (et probablement légérement modifiée) par le Sénat, puis ratifiée par George W. Bush.
Le Courrier international qualifie cette loi d'«extrêmement répressive». Le point le plus choquant est qu'elle préconise la construction d'un mur (avec miradors, barbelés et tout l'attirail guerrier et concentrationnaire) sur les 1 110 km de frontière, là où elle est la moins difficile à franchir.
Beaucoup craignent une augmentation du nombre de morts, déjà très important, dans les rangs des Mexicains. Parenthèse : récemment, un jeune de 18 ans a été tué par un garde-frontière américain lors de sa tentative d'entrée illégale sur le territoire américain. Dans le sud des Etats-Unis certains semblent avoir conservé le goût de la chasse à l'homme basané, chien et arme au poing.
Le mur de Berlin n'aura pas servi d'exemple. Après le mur entre Israël et Palestine, pour lutter contre le terrorisme, un mur pour sniper les immigrés clandestins ?
Le mur, ou l'émanation la plus visible de l'achaïque barbarie, de la xénophobie... Longue traînée grise et hérissée, stigmate de la violence du nouvel eldorado mondial.
Pour muer la grimace de dégoût en un sourire amer de cynisme, lire dans le Monde diplomatique de décembre 2005 l'article intitulé «Etats-Unis, version "latinos"» (indisponible sur la Toile). Où l'on rappelle que de nombreux fermiers du sud des USA exploitent les immigrés clandestins ayant survécu à la traversée de la frontière américano-mexicaine, au vu et au su de tous, autorités comprises. On fait tourner la machine - usine à rêves immaculée d'un côté du miroir étoilé, couleur sanguinolente de l'autre, de la chair disloquée des moins faibles des faibles.
Explications : une loi contre l'immigration a été votée par la Chambre des représentants de Etats-Unis. Elle doit encore être approuvée (et probablement légérement modifiée) par le Sénat, puis ratifiée par George W. Bush.
Le Courrier international qualifie cette loi d'«extrêmement répressive». Le point le plus choquant est qu'elle préconise la construction d'un mur (avec miradors, barbelés et tout l'attirail guerrier et concentrationnaire) sur les 1 110 km de frontière, là où elle est la moins difficile à franchir.
Beaucoup craignent une augmentation du nombre de morts, déjà très important, dans les rangs des Mexicains. Parenthèse : récemment, un jeune de 18 ans a été tué par un garde-frontière américain lors de sa tentative d'entrée illégale sur le territoire américain. Dans le sud des Etats-Unis certains semblent avoir conservé le goût de la chasse à l'homme basané, chien et arme au poing.
Le mur de Berlin n'aura pas servi d'exemple. Après le mur entre Israël et Palestine, pour lutter contre le terrorisme, un mur pour sniper les immigrés clandestins ?
Le mur, ou l'émanation la plus visible de l'achaïque barbarie, de la xénophobie... Longue traînée grise et hérissée, stigmate de la violence du nouvel eldorado mondial.
Pour muer la grimace de dégoût en un sourire amer de cynisme, lire dans le Monde diplomatique de décembre 2005 l'article intitulé «Etats-Unis, version "latinos"» (indisponible sur la Toile). Où l'on rappelle que de nombreux fermiers du sud des USA exploitent les immigrés clandestins ayant survécu à la traversée de la frontière américano-mexicaine, au vu et au su de tous, autorités comprises. On fait tourner la machine - usine à rêves immaculée d'un côté du miroir étoilé, couleur sanguinolente de l'autre, de la chair disloquée des moins faibles des faibles.
