Communautarisme

Publié le par Christophe Leduc

Mai 68 a marqué la fin du pouvoir vertical (Etat, profs, parents, etc.) sur les individus - comment ceux-ci vont-ils se réorganiser sans cette verticalité ?
Dans les lycées, où c'est le plus flagrant, on voit se développer le communautarisme : il y a les racailles, les skateurs, les gothiques, etc. On pourrait étendre cette constatation à nombre de corporations, voire d'ethnies.
Dans ces communautés de taille variable, on assiste à l'émergence d'une autorité horizontale, assumée par le leader. Parfois les ensembles communautaires ont des intersections, temporaires ou constantes, et le leadership s'alterne.
Le danger est que certaines communautés s'isolent et fonctionnent en circuit fermé ; qu'une micro-communauté rassemblée par la proximité spatiale crée son système de valeurs contenu dans celui de sa communauté élargie par la suppression des contraintes spatiales, sans que ce système ne s'inscrive lui-même dans le cadre le plus large que serait la culture d'un pays ou même une culture humaine globalisée.
Dès lors, chaque membre du groupe devient la pâle copie d'un leader, choisi au départ pour ses positions plus fermes, et que sa position risque de pousser vers les extrêmes de son sytème de valeurs.


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Publié dans Réflexions

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C
Je pense que nos deux commentaires se complètent ; pour le leader qui vit au travers des autres, je suis d'accord : c'est pour avoir un soutien plus fort des suiveurs qu'il va s'affirmer, pour accentuer son idôlatrie. C'est un engrenage, puisque l'immobilisme n'a jamais avancé à rien.<br /> Si le leader croit en ses idées, la recherche de sa vérité l'entraîne de plus en plus "haut"... ou de plus en plus "bas" ; ce que je nomme "extrémisme". Là encore, il est impossible que les idées du leader soient fixées à jamais, elles évolueront.
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S
Tout depend justement, de la fermete des positions du leader, et de ce qui a engendré cette fermeté. S'il s'agit d'un leader qui vit en se regardant a travers les autres, sa fermeté et son evolution vers l'extremisme ne sont que des consequences de son propre systeme de valeurs : "sans les autres, je ne suis rien, quand je suis ferme, ils me suivent, quand je suis extreme, ils me suivent, continuons comme ca".<br /> Dans le cas d'un leader qui croit d'abord en ses idees, la position adoptee ne changera pas. En effet, il ne s'agit plus la d'avoir les autres a ses pieds, mais de les entrainer avec soi dans la recherche de la verite. <br />
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