Un jour en France, Europe
Instantanés de France par quatre étrangers. Côté Europe, Silje (Norvège) et Hans (Pays-Bas). Côté Amérique, Elizabeth (Etats-Unis) et Solange (Argentine). Une exception française dans la grande Europe ?
Pour Elizabeth, lEuropéen moyen, « cest leurotrash : un peu bohême, à tendance snob, il veut quon pense quil est artiste et intelligent ». Avant darriver en France, tous avaient leurs propres préjugés. Solange croyait en « une Europe idéale, infiniment mieux gouvernée » que son pays, lArgentine.
Puis ils sont venus en train ou en avion. Tous chantent les louanges de la SNCF : « Le train ma étonnée, explique Solange. Il est joli, très ponctuel et nous emmène partout ». « Et vous avez le TGV », apprécie Hans.
Pendant les trajets, première surprise pour nos visiteurs : « Il y a beaucoup de villages, avec de vieilles maisons aux façades colorées, serrées les unes contre les autres », résume Silje. « La culture transparaît dans les bâtiments anciens », ajoute Solange.
Lors des premières promenades en ville, lArgentine constate qu« on utilise les mêmes marques ». « Le monde entier shabille de la même façon, observe Elizabeth. Même si, de temps en temps, dans la rue, je me dis : celui-là est français ! ».
« La France est toujours considérée comme le pays des plaisirs »
Elizabeth
Besoin de quelque chose ? Silje se plaint des magasins, où « tout prend beaucoup de temps. Les Français et les Européens du Sud ne me semblent pas très productifs ». LAméricaine se plaint de navoir « pas toujours un bon serveur au restaurant ». Hans, de son côté, apprécie quil y ait « plus de contacts dans les services ».
Il est maintenant lheure pour nos visiteurs de nouer des amitiés. Le Hollandais se demande « comment savoir sil faut serrer la main ou faire la bise ? ». Solange est plus tendue : « A Paris, tout le monde me traitait mal parce que je ne parlais pas français ». Des amis dElizabeth « étaient méprisés » pour la même raison. Elle se plaint des « mecs trop machos, ils sont insupportables. En discothèque, on a toujours une main sur lépaule ou sur la hanche ».
Pour le reste, « il y a une petite barrière lors des premières rencontres, mais elle disparaît vite », raconte Hans. « Il est facile de parler dans les lieux publics », apprécie Silje.
Et ces Français, ont-ils des traits de caractère marquants ? Selon Solange, « ils sont apaisés. Les gens ont le temps ». Mais « ils râlent souvent, samuse Hans. Ils y mettent beaucoup dironie, comme souvent chez eux ».
« La protection de lidentité culturelle française peut donner lexemple pour lUnion »
Hans
Selon lui, « Français et Européens sont doux et diplomates, ils prennent le temps de parler. Et il existe un sentiment du collectif Par rapport aux Etats-Unis, il y a clairement une culture européenne sur les problèmes de société », poursuit-il. Une culture du débat, entre différents points de vue plus ou moins libéraux. Et « la France est au centre de lEurope, géographiquement comme dans ses prises de positions », conclut Hans. Une Europe « au centre du monde, considère Solange. Alors elle doit soccuper de beaucoup de choses - la paix par exemple ».
Et lEuropéen dans tout ça ? Pour Hans, il est au centre de cercles de plus en plus grands, et espacés : « dabord sa ville, puis sa région, son pays, et enfin lEurope ». « Le sentiment dêtre Européen va grandir, lUnion va influencer de plus en plus ses habitants, et létranger », affirme Silje. « Aujourdhui, ce sentiment est déjà très fort entre les gouvernements », estime Solange. Pour le reste, noublions pas que « les gens ici ont le temps ».
Pour Elizabeth, lEuropéen moyen, « cest leurotrash : un peu bohême, à tendance snob, il veut quon pense quil est artiste et intelligent ». Avant darriver en France, tous avaient leurs propres préjugés. Solange croyait en « une Europe idéale, infiniment mieux gouvernée » que son pays, lArgentine.
Puis ils sont venus en train ou en avion. Tous chantent les louanges de la SNCF : « Le train ma étonnée, explique Solange. Il est joli, très ponctuel et nous emmène partout ». « Et vous avez le TGV », apprécie Hans.
Pendant les trajets, première surprise pour nos visiteurs : « Il y a beaucoup de villages, avec de vieilles maisons aux façades colorées, serrées les unes contre les autres », résume Silje. « La culture transparaît dans les bâtiments anciens », ajoute Solange.
Lors des premières promenades en ville, lArgentine constate qu« on utilise les mêmes marques ». « Le monde entier shabille de la même façon, observe Elizabeth. Même si, de temps en temps, dans la rue, je me dis : celui-là est français ! ».
« La France est toujours considérée comme le pays des plaisirs »
Elizabeth
Besoin de quelque chose ? Silje se plaint des magasins, où « tout prend beaucoup de temps. Les Français et les Européens du Sud ne me semblent pas très productifs ». LAméricaine se plaint de navoir « pas toujours un bon serveur au restaurant ». Hans, de son côté, apprécie quil y ait « plus de contacts dans les services ».
Il est maintenant lheure pour nos visiteurs de nouer des amitiés. Le Hollandais se demande « comment savoir sil faut serrer la main ou faire la bise ? ». Solange est plus tendue : « A Paris, tout le monde me traitait mal parce que je ne parlais pas français ». Des amis dElizabeth « étaient méprisés » pour la même raison. Elle se plaint des « mecs trop machos, ils sont insupportables. En discothèque, on a toujours une main sur lépaule ou sur la hanche ».
Pour le reste, « il y a une petite barrière lors des premières rencontres, mais elle disparaît vite », raconte Hans. « Il est facile de parler dans les lieux publics », apprécie Silje.
Et ces Français, ont-ils des traits de caractère marquants ? Selon Solange, « ils sont apaisés. Les gens ont le temps ». Mais « ils râlent souvent, samuse Hans. Ils y mettent beaucoup dironie, comme souvent chez eux ».
« La protection de lidentité culturelle française peut donner lexemple pour lUnion »
Hans
Selon lui, « Français et Européens sont doux et diplomates, ils prennent le temps de parler. Et il existe un sentiment du collectif Par rapport aux Etats-Unis, il y a clairement une culture européenne sur les problèmes de société », poursuit-il. Une culture du débat, entre différents points de vue plus ou moins libéraux. Et « la France est au centre de lEurope, géographiquement comme dans ses prises de positions », conclut Hans. Une Europe « au centre du monde, considère Solange. Alors elle doit soccuper de beaucoup de choses - la paix par exemple ».
Et lEuropéen dans tout ça ? Pour Hans, il est au centre de cercles de plus en plus grands, et espacés : « dabord sa ville, puis sa région, son pays, et enfin lEurope ». « Le sentiment dêtre Européen va grandir, lUnion va influencer de plus en plus ses habitants, et létranger », affirme Silje. « Aujourdhui, ce sentiment est déjà très fort entre les gouvernements », estime Solange. Pour le reste, noublions pas que « les gens ici ont le temps ».
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